Suite à une plainte déposée par les parents d’une victime de la cruauté de son employeur libanais, le responsable d’une agence de placement privé, non moins employé au ministère de la Fonction publique, a été traduit devant la justice.
Pour la énième fois, le procès sur le cas de cette Malgache qui a passé neuf mois au pays du Cèdre a été ajourné. L’audience devait se tenir hier devant le tribunal correctionnel mais le juge a décidé de renvoyer l’examen du dossier pour le 25 août. De plus, l’inculpé ne s’est pas présenté.
Avant-hier, lors d’un autre procès qui devait statuer sur la maltraitance dont elle a été aussi victime, une jeune mère n’a pas obtenu gain de cause. Le tribunal a prononcé un renvoi des fins de la poursuite. Les parents de l’intéressée envisagent de faire appel. Tout comme pour le cas des autres candidates à l’emploi au Liban, cette mère de famille a décidé de tenter sa chance, en dépit du scepticisme de ses parents. Le 4 février 2009, elle a quitté le pays. Elle s’en est sortie tant bien que mal durant les cinq premiers mois. Tout s’est basculé vers fin juillet. Son employeur l’a maltraitée. Elle a dû changer de patron. Mais le deuxième n’était pas mieux que le premier si bien qu’elle a imploré sa mère de la faire rentrer au pays. Pendant son séjour au Liban, la victime n’a pas perçu son dû. Les démarches que sa mère a effectuées auprès de l’agence de placement à Madagascar n’ont pourtant rien donné.
Le 21 octobre 2009, à la surprise de sa famille, elle a téléphoné à sa mère pour lui demander de venir la chercher à l’aéroport d’Ivato. Jusqu’à ce jour, tout le monde s’interroge toujours sur la façon dont elle s’est souvenue du numéro de téléphone de sa mère car à son arrivée, elle a tenu des propos totalement décousus et incohérents, signe d’un problème psychique grave. Elle a dû suivre un traitement durant trois semaines dans un hôpital psychiatrique.
Mparany
Lors du conseil des ministres qui s’est tenu hier à Ambohitsorohitra, le ministre de la Fonction publique, du travail et des lois sociales a fait une communication relative au compte-rendu de la mission menée par son département au Liban et qui touche les conditions de vie et de travail des employées malgaches dans ce pays. Il a également été annoncé qu’une centaine de ces employées ont manifesté leur vif désir de rentrer au pays. Malgré la décision de suspendre l’envoi de femmes malgaches au Liban, près de 3 000 autres viennent encore d’y débarquer, par le truchement d’un réseau mafieux. Dans son intervention, le chef de l’Etat a préconisé le maintien de cette décision.
Tout comme il a donné ordre aux ministres concernés pour qu’une cellule opérationnelle soit immédiatement mise en place pour compiler toutes les preuves utiles et nécessaires et porter plainte pénale contre les patrons libanais qui ont occasionné la mort de leurs employées. Il a déclaré que l’Etat est prêt à engager des avocats pour défendre les intérêts des familles des victimes. Le président de la Haute autorité de la Transition a également donné consigne formelle pour que des mesures drastiques soient prises dans le pays pour démanteler le réseau mafieux de cette « traite » moderne. Et il a annoncé que l’Etat est prêt à affréter un Boeing pour rapatrier celles qui désirent rentrer au pays.
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Rajaona Edouard, un des maîtres de l’impressionnisme, est témoin du développement de la peinture à Madagascar. Il nous livre ainsi ses points de vue sur la situation dans laquelle la peinture se trouvait et se trouve aujourd’hui.
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