La présidente nationale de l’association « Madagasikarantsika », Elia Ravelomanantsoa a fait part hier de son inquiétude par rapport à l’échéance législative de mars prochain, « car nous avons toujours prôné et adhéré à un processus consensuel qui n’aurait été, certes, pas idéal mais viable pour la population… ». Elle ajoute : « Il est essentiel que les politiques puissent comprendre que leur premier objectif dans une gouvernance doit être la stabilité sociale. Aujourd’hui, avec l’arrêt de l’Agoa pour lequel on s’est beaucoup investi en 2000, avec aussi la forte probabilité d’arrêt graduel d’autres programmes, nous risquons d’avoir un mois de janvier difficile où chaque jour sera même un jour de grand risque… » Par ailleurs, Elia Ravelomanantsoa indique qu’il faudrait inverser le processus électoral en commençant pas les communales, puis les législatives et enfin la présidentielle. « Car, il est criminel en matière de démocratie de spolier la voix de la population par le vedettariat politique… Quoi qu’il en soit, la gouvernance de la Transition a un défi majeur, celui de mettre en place une commission électorale nationale réellement indépendante et de trouver des financements pour ces élections dans cette situation séparatiste voire isolationniste, et d’inviter la population à s’inscrire sur les listes électorales et en surveiller la teneur. A ce sujet, je rappelle que seules 45% des femmes en âge de voter sont inscrites, sans parler de ceux ou celles qui n’ont pas leur copie ou leur carte d’identité nationale…» Une convention des partis politiques En attendant, Elia Ravelomanantsoa revient sur son projet d’élaborer une convention des partis politiques, expliquant que celui-ci est remis à janvier prochain, « car nous avons attendu ce type de décision afin qu’il y ait un clivage sain et une coalition saine avant une élection basée sur des projets communs de société et structurant par là même un terme de vivier en ressources humaines politiques. Deux ou trois coalitions fortes capables de coordonner leurs forces pour gagner des élections et gouverner avec plus de cohésion ». Recueillis par Miadana Andriamaro
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