En général, on pense qu'à cause de la crise, l'économie tourne au ralenti. Bon nombre d'observateurs le pensent aussi. Mais l'évolution du volume des crédits à l'économie accordés par les banques primaires à leurs clients respectifs semble prouver le contraire : on constate une évolution continue de l'intervention des banques à travers les crédits qu'elles distribuent. Apparemment, malgré la crise, les banques primaires poursuivent leur appui au développement des activités économiques. En effet, si l'on considère le volume des crédits distribués par les banques en faveur de l'économie, celui-ci ne cesse de croître depuis 2006.
Effectivement, si le volume des crédits à l'économie se situait à 1.195,9 milliards d'ariary en décembre 2006, celui-ci est passé à 1.403,7 milliards d'ariary en décembre 2007 pour atteindre les 1.817,4 milliards d'ariary en décembre 2008 et caracoler à 1.968,4 milliards d'ariary au mois de septembre 2009 (selon les dernières statistiques disponibles auprès de la banque centrale).
Autrement dit, tout semble montrer que l'économie tourne normalement. Et si en cette période, normalement les crédits à l'économie doivent enregistrer un niveau très élevé comparé à leur niveau tout au long de l'année du fait du financement de certaines activités saisonnières (on se trouve en pleine saison culturale dans les principales régions rizicoles du pays, nonobstant la campagne litchi), cela semble être le cas.
Cela s'est vérifié au cours de ces dernières années. En 2006, si on se trouvait à 1.038,6 milliards d'ariary, à fin décembre de la même année, on s'est retrouvé à 1.195,9 milliards d'ariary. La même tendance s'est confirmée au cours des années suivantes. Et il faut relever qu'entre août et septembre 2009, le volume des crédits a sensiblement augmenté de plus de 100 milliards d'ariary.
Seulement, on ne sait pas si cette augmentation du volume des crédits à l'économie correspond effectivement à l'appui du fonctionnement normal des activités économiques. En effet, il est possible que les banques soient obligées d'accompagner leurs clients même dans les moments difficiles afin d'éviter que les entreprises ne se retrouvent dans une situation irréversible.
Ranaivo Lala Honoré